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mercredi 31 août 2016

Les tunnels de lave

Dernier grand périple de mon voyage 974... et oui, déjà ! Et on peut dire que je termine mon escapade réunionnaise en beauté avec une expérience unique et une bonne dose de sensations fortes. Direction Sainte-Rose, au sud de l'île, sur la coulée de lave de 2004. Tout un pan de l'île a été ravagé par les coulées successives et offre aujourd'hui un paysage unique. La végétation peine encore à reprendre ses droits sur la roche volcanique. Et sous cette coulée qui s'étend jusqu'à la mer se trouvent des kilomètres et des kilomètres de tunnels ! Ces tunnels sont le résultat du refroidissement très rapide de la lave au contact de l'air. Elle se durcit et forme une croûte. Mais sous cette croûte, la lave en fusion continue de couler et part se déverser dans la mer. Restent alors des galeries complexes, situées entre 3 et 5 mètres sous terre. 

Notre petit groupe se forme sur le parking, puis nous nous équipons grâce aux conseils du guide. Casque, lampe, gants, coudières et genouillères sont nécessaires car il fait nuit noire là-dessous, le plafond est bas et la roche est coupante. 5 minutes de marche depuis la route suffisent pour atteindre l'entrée du tunnel... Et déjà je suis intimidée. Non pas que je sois claustro (et encore heureux parce que je pense que je n'aurais pas pu aller là-dessous !) mais devoir sauter dans cette espèce de puits ne m'inspirait pas vraiment ! Pourtant, une fois sous terre, on jubile... Rien à voir avec les grottes métropolitaines, immenses, faites de roche blanche avec leurs stalactites et leurs lacs souterrains. Ici, tout est noir, très étroit, effrité... Lugubre ! Digne d'un film d'horreur. Mais l'ambiance qui y règne est magique. 

Quelques mètres au cœur des tunnels suffisent pour planter le décors. On tient rarement debout, tout est d'un noir profond, le plafond est constitué de petites stalactites semblables à des piques, et les boyaux se multiplient autour de nous sans que l'on puisse voir à l'intérieur. C'est simple ; la majeure partie de la visite se fait soit à quatre pattes, soit en canard, soit... en rampant ! Le guide laisse toujours le choix. On peut continuer à pieds, ou on peut opter pour les passages les plus sportifs. Étonnamment, c'est ceux-là que j'empruntais systématiquement ! Après tout, on ne vit ça qu'une fois.

Seulement... à plat ventre dans le conduit, obligée de retenir son souffle pour passer et avec la tête qui coinçait par endroits... On fait moins le malin ! Nous avons même eu droit à une expérience dingue ; devoir se déplacer à quatre pattes dans le noir le plus total... Sensation garantie. Car on ne trouve absolument aucune source de lumière dans ces tunnels, l'air est lourd, il fait chaud, et on entend seulement le bruit des gouttes d'eau qui tombent du plafond. 

Cette visite est à faire, elle est d'ailleurs unique au monde. En revanche, si la brochure disait "accessible dès 6 ans", je dirais plutôt "sportif et après mûre réflexion" ! Sans compter qu'une crise de panique est vite arrivée dans ces boyaux tortueux. Ce qui est certain, c'est que j'ai adoré et que je l'ai vécu à fond... Mes genoux et mes bras s'en souviennent ! Nous sommes sorties avec nos t-shirts troués et criblées de bleus. Mais ça valait vraiment le coup. En revanche, les photos ne donnaient pas grand chose... Difficile de se rendre vraiment compte du paysage souterrain. 



Alors y'a le style ou y'a pas le style ? :


Le guide ! :


L'entrée du tunnel, juste après être descendus :


Des passages étroits :





Les racines qui tombent du plafond :




Difficile de tenir debout :



Attention, plafond bas ! :


Et oui, toujours obligés de ramper :


On s'attend à ce qu'un monstre surgisse... :






Non, ce n'est pas du papier :


La chocolaterie :





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