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samedi 30 juillet 2016

La Roche écrite par le Brûlé, deuxième journée

Levée aux aurores le deuxième jour. Dur dur de sortir de son lit quand le thermomètre est descendu au-dessous de zéro pendant la nuit ! C'est bête à dire, mais ce sont ces randonnées qui cassent l'image de la Réunion "carte postale". Loin des palmiers et du sable blanc qui ne constituent qu'une infime partie du département, ce sont surtout les montagnes qui façonnent l'île. Autant dire que pour démarrer la journée, gants, bonnet, pull et k-way étaient de rigueur. Nous avons bien fait d'attendre le deuxième jour pour monter à la Roche écrite car le temps est optimal. Aucun nuage dans le ciel et de l'herbe totalement gelée au sol ! 



Ça se voit qu'il fait froid !? :


La Bretagne, jamais très loin :


L'objectif en vue :




La "petite" montée sympa avant d'arriver au sommet :



La montée se fait plus raide dans les derniers mètres. Mais une fois arrivés au sommet, la vue est tout simplement à couper le souffle... Je n'avais jamais vu un tel panorama !! Rien ne nous prépare à tomber sur une vue pareille. La montée s'arrête nette, et on se retrouve au bord de la falaise. Sans barrière, sans rien. Juste nous, et le vide sous nos pieds. C'est spectaculaire... Mais mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Le cirque de Salazie s'étend devant nous mais pas seulement ; nous voyons aussi la mer au loin, le Piton des Neiges en face, et même le volcan en arrière-plan. Pas un seul nuage pour nous gâcher le plaisir. Nous sommes restées plus d'une heure à observer le paysage, assises au bord du rempart, sans avoir envie de repartir. Comble de chance, un tang est venu nous saluer ! En pleine période d'hibernation, il semblait dormir en marchant. J'étais ravie, car je n'avais pas encore eu l'occasion d'en voir. 

C'est ragaillardies par ce paysage que nous redescendons tout le sentier jusqu'au parking ! Il nous faut plusieurs heures de marche pour d'abord rejoindre le gite, puis pour redescendre par la forêt. La descente est moins éreintante que la montée mais plus contraignante, car le moindre faux pas cause la chute et les genoux doivent encaisser les coups. Après être tombée une fois, je me montre plus méfiante ! C'est en constatant la longueur de la descente que je me demande comment j'ai fait pour monter tout ça... Nous arrivons à la voiture en fin d'après-midi, fatiguées mais satisfaites. J'espère que la chance nous sourira également pour le Piton des Neiges... 





Le rempart de Mafate :


La mer, au loin :



Le volcan :



Le Piton des Neiges :




Les prises de risque !









Le copain tang, pas très réveillé :



La Roche écrite par le Brûlé, première journée

Attention, randonnée sérieuse ! Et par "sérieuse" j'entends randonnée de plusieurs jours, pour atteindre un sommet situé à 2277 mètres d'altitude. Partant de Saint-Denis, nous montons en voiture jusqu'à la forêt du Brûlé. Une fois garés, la marche commence. Il faut monter jusqu'au gite de la Plaine des Chicots, constituant donc la première partie de la randonnée. Chacun a sa propre échelle de difficulté quand il s'agit de randos. Or, si beaucoup trouvent ce sentier facile, je l'ai trouvé plutôt... sportif ! 

Avant d'attaquer la montée, un panneau nous avertit : "Vous entrez sur le territoire du Tuit-tuit" ! En effet, le Tuit-tuit est un oiseau endémique de la Réunion qui, tout comme le Pétrel de Barau, subit les ravages des rats et des chats sauvages (sans compter la menace des hommes). Il ne reste malheureusement qu'une trentaine de couples dans cette partie de l'île. Durant notre marche, nous avons entendu leur chant caractéristique mais ils sont restés invisibles. 

Nous grimpons dans la jungle, à l'ombre des fougères arborescentes et des murs végétaux. La végétation change au fil de notre avancée, ce qui rend la randonnée très agréable car on ne se lasse jamais. D'une jungle dense, nous passons à une forêt très ancienne, constituée de tamarins tordus par les siècles. Nous passons également dans une forêt de bambous, ou plus exactement de calumets. Le sentier est extrêmement boueux, et c'est en cela qu'il peut paraître difficile. Si la boue est d'ailleurs pénible en montée, elle l'est encore plus en descente (oui, je me suis pris un gadin...) ! 

Nous atteignons le gite en début d'après-midi et choisissons de ne pas continuer la montée à cause des nuages qui bouchent la vue. L'avantage de faire cette randonnée sur deux jours, c'est justement de pouvoir attendre que le temps se dégage. Pour compléter notre après-midi, nous marchons un peu au-delà du gite. La forêt s'arrête brusquement. Après les tamarins, le paysage change radicalement : il n'y a plus d'arbre, plus d'herbe, le sol devient rocheux (une ancienne coulée de lave) et les arbustes semblent brûlés par le soleil. 

Après une bonne douche froide, et alors que la température descend aux alentours de 0°C, nous assistons à l'attraction du coin : le coucher des poules ! Par crainte des rats et des chats, les poules du gite vont se coucher... dans les arbres ! Je savais que les poules se perchaient pour dormir mais à ce point... Nous étions fascinées !



Pour manger des goyaviers, je prends tous les risques !



Les belles fougères arborescentes, jadis broutées par les dinosaures :


La boue, la boue, la boue... :






Cadre naturel :





La forêt de calumets... :


... puis celle de tamarins :



Le gite, et son gardien Tek-tek :




Le paysage, au-delà du gite :




Les poules perchées :