Levée aux aurores le deuxième jour. Dur dur de sortir de son lit quand le thermomètre est descendu au-dessous de zéro pendant la nuit ! C'est bête à dire, mais ce sont ces randonnées qui cassent l'image de la Réunion "carte postale". Loin des palmiers et du sable blanc qui ne constituent qu'une infime partie du département, ce sont surtout les montagnes qui façonnent l'île. Autant dire que pour démarrer la journée, gants, bonnet, pull et k-way étaient de rigueur. Nous avons bien fait d'attendre le deuxième jour pour monter à la Roche écrite car le temps est optimal. Aucun nuage dans le ciel et de l'herbe totalement gelée au sol !
Ça se voit qu'il fait froid !? :
La Bretagne, jamais très loin :
L'objectif en vue :
La "petite" montée sympa avant d'arriver au sommet :
La montée se fait plus raide dans les derniers mètres. Mais une fois arrivés au sommet, la vue est tout simplement à couper le souffle... Je n'avais jamais vu un tel panorama !! Rien ne nous prépare à tomber sur une vue pareille. La montée s'arrête nette, et on se retrouve au bord de la falaise. Sans barrière, sans rien. Juste nous, et le vide sous nos pieds. C'est spectaculaire... Mais mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Le cirque de Salazie s'étend devant nous mais pas seulement ; nous voyons aussi la mer au loin, le Piton des Neiges en face, et même le volcan en arrière-plan. Pas un seul nuage pour nous gâcher le plaisir. Nous sommes restées plus d'une heure à observer le paysage, assises au bord du rempart, sans avoir envie de repartir. Comble de chance, un tang est venu nous saluer ! En pleine période d'hibernation, il semblait dormir en marchant. J'étais ravie, car je n'avais pas encore eu l'occasion d'en voir.
C'est ragaillardies par ce paysage que nous redescendons tout le sentier jusqu'au parking ! Il nous faut plusieurs heures de marche pour d'abord rejoindre le gite, puis pour redescendre par la forêt. La descente est moins éreintante que la montée mais plus contraignante, car le moindre faux pas cause la chute et les genoux doivent encaisser les coups. Après être tombée une fois, je me montre plus méfiante ! C'est en constatant la longueur de la descente que je me demande comment j'ai fait pour monter tout ça... Nous arrivons à la voiture en fin d'après-midi, fatiguées mais satisfaites. J'espère que la chance nous sourira également pour le Piton des Neiges...
Le rempart de Mafate :
La mer, au loin :
Le volcan :
Le Piton des Neiges :
Les prises de risque !
Le copain tang, pas très réveillé :
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