Attention, randonnée sérieuse ! Et par "sérieuse" j'entends randonnée de plusieurs jours, pour atteindre un sommet situé à 2277 mètres d'altitude. Partant de Saint-Denis, nous montons en voiture jusqu'à la forêt du Brûlé. Une fois garés, la marche commence. Il faut monter jusqu'au gite de la Plaine des Chicots, constituant donc la première partie de la randonnée. Chacun a sa propre échelle de difficulté quand il s'agit de randos. Or, si beaucoup trouvent ce sentier facile, je l'ai trouvé plutôt... sportif !
Avant d'attaquer la montée, un panneau nous avertit : "Vous entrez sur le territoire du Tuit-tuit" ! En effet, le Tuit-tuit est un oiseau endémique de la Réunion qui, tout comme le Pétrel de Barau, subit les ravages des rats et des chats sauvages (sans compter la menace des hommes). Il ne reste malheureusement qu'une trentaine de couples dans cette partie de l'île. Durant notre marche, nous avons entendu leur chant caractéristique mais ils sont restés invisibles.
Nous grimpons dans la jungle, à l'ombre des fougères arborescentes et des murs végétaux. La végétation change au fil de notre avancée, ce qui rend la randonnée très agréable car on ne se lasse jamais. D'une jungle dense, nous passons à une forêt très ancienne, constituée de tamarins tordus par les siècles. Nous passons également dans une forêt de bambous, ou plus exactement de calumets. Le sentier est extrêmement boueux, et c'est en cela qu'il peut paraître difficile. Si la boue est d'ailleurs pénible en montée, elle l'est encore plus en descente (oui, je me suis pris un gadin...) !
Nous atteignons le gite en début d'après-midi et choisissons de ne pas continuer la montée à cause des nuages qui bouchent la vue. L'avantage de faire cette randonnée sur deux jours, c'est justement de pouvoir attendre que le temps se dégage. Pour compléter notre après-midi, nous marchons un peu au-delà du gite. La forêt s'arrête brusquement. Après les tamarins, le paysage change radicalement : il n'y a plus d'arbre, plus d'herbe, le sol devient rocheux (une ancienne coulée de lave) et les arbustes semblent brûlés par le soleil.
Après une bonne douche froide, et alors que la température descend aux alentours de 0°C, nous assistons à l'attraction du coin : le coucher des poules ! Par crainte des rats et des chats, les poules du gite vont se coucher... dans les arbres ! Je savais que les poules se perchaient pour dormir mais à ce point... Nous étions fascinées !
Pour manger des goyaviers, je prends tous les risques !
Les belles fougères arborescentes, jadis broutées par les dinosaures :
La boue, la boue, la boue... :
Cadre naturel :
La forêt de calumets... :
... puis celle de tamarins :
Le gite, et son gardien Tek-tek :
Le paysage, au-delà du gite :
Les poules perchées :
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